La triste nouvelle de l'annulation du Dakar prouve une fois de plus l'état lamentable dans lequel notre continent en général et notre pays en particulier se trouve. L'annulation du Dakar du à l'insécurité de nos pays doit faire réfléchir nos braves autorités terrées dans leurs places pendant que les citoyens meurent des coups de bandits de grands chemin.
Je suis triste pour ces milliers de gens qui profitaient du passage de la caravane du Rallye pour faire des affaires. Chers compatriotes La caravanes a été stoppée par l'aboiement des Chiens. Cette fois elle ne passera pas.
Pauvre Afrique. Une fois de plus je suis triste pour nos artistes, les forgerons maures, les mécaniciens, les vendeurs banabana sénégalais et j'en passe. Tout ce beau monde arrivait à faires des affaires et à engranger des sommes que même l'état est incapable de leur assurer.
L'effet immédiat de cette décision est aussi l'impact qu'elle aura sur le secteur touristique. Le tourisme qui actuellement est l'une des plus grandes richesses. Il faut le dire haut et fort les milliers de gens qui connaissent la Mauritanie ne la connaissent que par le Rallye Paris-Dakar. Le peuple mauritanien n'est pas aussi dynamique pour faire connaître son pays par son intelligence.
Ce sont des milliers d'euros que vont perdre toutes les braves gens qui suivaient la caravane vendant leurs produits de souvenir aux aventuriers du Dakar. En plus ces gens venaient avec de petits cadeaux qu'ils distribuaient gracieusement aux populations. Des cahiers, des livres, des biscuits, des habits etc.
Je me rappelle de ce français il y'a quatre ans qui participait au Dakar. Il avait ramené avec lui tous les fringues que ces enfants n'utilisaient plus et des livres qu'il a distribués à de jeunes enfants à Atar.
C'est vraiment une douche froide, très froide même pour ces milliers de jeunes Marocains, Mauritaniens, Maliens, Sénégalais qui se mettaient le long de la route pour regarder passer les concurrents du Dakar, les applaudir et les encourager. Car le Dakar est la seule grande attraction de l'année pour ces pauvres villageois dont souvent les autorités locales ignorent même l'existence. Honte à l'Afrique et à ses milliers de batards de dirigeants (Comprenez ma douleur).
Juste un rappel ...
Les menaces sur le rallye depuis sa création
Depuis sa création en 1979, le rallye-raid Paris-Dakar a dû faire face régulièrement à des menaces terroristes. Et sur les 47 morts recensés sur les 29 éditions du rallye, deux sont directement imputables aux conflits africains :
— Les deux victimes des conflits africains
1991 : Charles Cabannes, pilote français d'un camion d'assistance Citroën, est tué par balle au Mali, lors de la 9e étape entre Tilia et Gao. Si les auteurs du meurtre n'ont toujours pas été identifiés, sa mort semble directement liée au conflit opposant l'armée malienne aux touaregs. Conséquence : les deux étapes suivantes jusqu'à Néma sont neutralisées.
1996 : entre Foum El Hassan et Smara (Maroc), Laurent Guéguen est tué par l'explosion d'un mine posée par l'armée marocaine. L'engin détruit son camion Mercedes lors de la traversée d'une zone disputée entre le Maroc et le Front Polisario.
— Les éditions menacées
1992 : l'édition reliant Paris au Cap est menacée par des rebelles tchadiens. Les organisateurs neutralisent la 7e étape N'Guigmi-N'Djamena.
1993 : dernière édition où le rallye passe par l'Algérie devenue trop dangereuse en raison des menaces islamistes.
1997 : après un accrochage entre tribus touaregs qui fait deux morts, les organisateurs modifient le parcours au Niger. La 6e étape initialement prévue entre Gao et Tahoua s'achève à Menaka et le rallye rejoint Agadez sans incident.
2000 : l'édition entre Dakar et Le Caire est menacée d'un attentat terroriste. Les organisateurs annulent quatre étapes et suspendent la course à Niamey pendant cinq jours pour mettre en place un pont aérien entre le Niger et la Libye avec des Antonov 124.
2004 : deux étapes sont annulées au Mali. Les autos rallient Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) en convoi et les motards y sont acheminés par un pont aérien.
2007 : des menaces émanant du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, rebaptisé Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI), obligent les organisateurs à annuler deux étapes au Mali entre Néma et Tombouctou et à les remplacer par une insipide boucle autour de Néma.
2008 : la 30e édition entre Lisbonne et Dakar est purement et simplement annulée à la veille du départ, une première dans l'histoire du rallye, en raison de "menaces directes lancées contre la course par des mouvances terroristes
L'annulation du Rallye représente une catastrophe économique pour mon pays la Mauritanie
(elle représente des conséquences économiques désastreuses a reconnu le porte parole de l'équipe organisatrice du Rallye)